Ligne éditoriale

Serendipity – Sociologie/Anthropologie :
1000 mots pour le dire

Les mémoires de fin d’études connaissent trop souvent un sort funeste : à peine lus, ils s’empilent dans nos bureaux, sont glissés dans les rayons d’une bibliothèque universitaire qu’ils ont peu de chances de quitter. Pourtant, certains de ces travaux recèlent des idées ou des approches surprenantes, novatrices, prometteuses ou audacieuses, qu’il est toutefois difficile de traduire dans le format fixé par les normes éditoriales des revues scientifiques. Ces idées, ces intuitions ou ces tentatives d’élucidation d’un problème social gagneraient à être partagées et diffusées au sein des mondes académiques et professionnels, et parfois du grand public. Elles peuvent stimuler la réflexion, faire naître l’échange ou le débat, consolider l’imagination et la créativité, ouvrir de nouvelles perspectives de compréhension de nos mondes contemporains.

Serendipity

L’ABFSA a pour projet de cultiver ce don de faire des trouvailles ou de tirer des leçons de l’imprévu, de l’inattendu ou de l’improbable. Comment ? En exploitant ce qui se fait aux marges ou en périphérie de la recherche scientifique « classique », dans les essais d’apprentis sociologues et anthropologues, et en le portant à la connaissance de tous ceux qui ne rechignent pas à s’aventurer en-dehors des sphères académiques consacrées. Plus concrètement, le site web de l’ABFSA s’enrichira d’une nouvelle rubrique : Serendipity. Cette rubrique est ouverte à de brèves publications, basées sur les apports d’un mémoire de fin d’études en sociologie et/ou en anthropologie. Il ne s’agira pas de compiler des extraits d’un manuscrit, mais de présenter en un nombre limité de mots (1000 mots maximum), ce qui a surpris, ce qui est novateur, ce qui est prometteur, ce qui est audacieux,… dans le travail d’investigation mené par un étudiant de master.

Nous faisons donc appel à tous nos collègues chargés d’encadrer les travaux de fin d’études dans universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous leur proposons d’inviter ceux de leurs diplômés dont la démarche ou l’analyse les a séduits, intrigués, intéressés ou questionnés, à soumettre à l’ABFSA un projet de publication Serendipity. C’est donc bien le regard porté par un enseignant-chercheur qui sera déterminant dans l’orientation de ce projet. L’ABFSA ne constituera pas un comité de lecture chargé d’évaluer la pertinence des textes soumis mais veillera au respect des règles éthiques et déontologiques d’usage. Les textes soumis seront relus par deux correcteurs, afin d’assurer la bonne compréhension des idées défendues par leur auteur. Les références du mémoire de fin d’études, de même que la composition du jury et l’institution universitaire d’appartenance, seront mentionnées au bas du texte publié sur le site web de l’ABFSA (www.abfsa.be). Etant donné le nombre de places disponibles, l’ABFSA devra éventuellement assurer une sélection des textes à travers une délibération au sein du CA.

Pour pouvoir accéder à la rubrique, il est demandé aux promoteurs et promotrices ainsi qu’aux auteur-e-s d’être affilié-e-s à l’ABFSA.

Consignes aux auteur-e-s

Texte rédigé entre 1000 mots (7000 signes) et 1350 mots
(9000 signes espaces compris) au maximum.

  • Soumission : jean-francois.guillaume@ulg.ac.be ET pipetit@ulb.ac.be
  •  A indiquer comme objet : contribution à Serendipity
  •  Pas de sous-titres 
  •  Eviter les références bibliographiques. Si l’une ou l’autre référence s’avérait indispensable, la mettre en note de bas de page selon les conventions ci-dessous.
  • Livre
    Ex. Elias N., 1985, La société de cours, Paris, Flammarion.
  • Chapitre de livre
    Ex. Lalive d’Epinay C., 1998, « Significations et valeurs du travail, de la société industrielle à nos jours », in M. de Coster & F. Pichault (éds.), Traité de sociologie du travail, Paris, Bruxelles, De Boeck & Larcier, pp. 67-94.
  • Article
    Ex. Hochschild A., 2003, « Travail émotionnel, règles de sentiments et structure
    sociale », Travailler, 9, pp. 19-49.